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IMPUREZA + FROM MAN TO DUST + HYAENA
BLUE DEVILS (ORLEANS) – 12/05/2018

Le Blue Devils proposait hier soir l’affiche de metal orléanais à ne surtout pas louper : Impureza+ From Man To Dust + Hyaena. Un programme plus qu’alléchant, donc, et qui a tenu toutes ses promesses !
Bien que n’étant pas du tout un spécialiste du metal extrême, je dois dire que j’ai tout de même pris en bonne claque devant la patate des trois groupes présents. Je vais simplement vous décrire mes impressions, en tant qu’humble néophyte du genre.

Hyaena a eu la lourde tâche de commencer les hostilités. La testostérone était au rendez-vous pour un set metal viril qui a carrément déclenché un vol de petite culotte au motif panthère ! Précisons que c’était le premier concert du groupe avec Kévin, leur nouveau chanteur. Ce dernier s’en est tiré plus qu’honorablement et a mis une chaude ambiance ! Une expérience plus qu’encourageante donc pour cette nouvelle recrue qui, parions-le, prendra ses marques encore davantage au fil des représentations !

From Man To Dust a enchainé avec un metal brutal d’excellente facture, saupoudré d’un soupçon de hardcore qui m’a fait penser à Black Flag. La cohésion entre les musiciens était très bonne, j’ai senti un groupe bien rodé, qui joue de manière juste et puissante. Seb, le chanteur, a fait la démonstration de sa palette vocale, alternant du chant guttural et des hurlements de possédé qu’un Henry Rollins n’aurait pas reniés ! J’ai vraiment passé un un bon moment en regardant ce set.

Impureza, le dernier groupe, a pour finir investi la scène. Dès les premières mesures, les membres d’Impureza ont prouvé qu’ils n’ont pas usurpé leur place de tête d’affiche : leur metal ultra-puisant façon rouleau compresseur, rôdé notamment sur la scène du Wacken, a montré à l’assemblée qu’ils avaient affaire aux boss incontestés de la soirée ! Esteban, leader du groupe charismatique et habité, a proposé un chant guttural profond qui m’a évoqué Amon Amarth. Un poil de volume en plus sur le micro n’aurait pas été en trop pour ne rien perdre des nuances de sa performance. De leur côté, les musiciens se sont amusés avec notamment une basse 6 cordes fretless et une guitare flamenca, véritable signature de ce groupe qui mélange avec bonheur le metal le plus extrême avec des touches hispaniques. On en redemande et on aimerait entendre ce côté espagnol sur encore davantage de morceaux ! Pour conclure, je dirais que ce groupe a trouvé un son bien à lui et a tout ce qu’il faut pour s’imposer sur les plus grandes scènes metal. Vivement la suite !

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