En Vrac

LUNACY FRINGE – EP 5 TITRES – 2018

 

Lunacy Fringe est un groupe de metal parisien formé en 2015. Leur premier EP ayant atterri dernièrement dans ma boîte aux lettres, je me devais de dire un mot sur la galette en question. Et je dois avouer que j’ai été plutôt positivement impressionné par ce premier effort du quintet !

“Twigs”, le premier titre, démarre sur un sample aérien qui ne tarde pas à laisser la place à un riff lourd et syncopé, qui m’évoque immédiatement des groupes phares des années 90 tels que Alice In Chains ou Silverchair. Et en effet, l’impression est confirmée par la voix du chanteur, à mi-chemin entre Lane Staley et Chad Kroeger (Nickelback). On navigue vraiment dans un univers grunge que j’adore, car il a bercé toute mon adolescence !
Le morceau suivant, “Wasted”, confirme cette impression. Il commence sur un arpège planant et mystérieux façon Soundgarden, puis s’énerve rapidement. On retrouve une alternance de passages calmes et violents qui fait partie intégrante du son grunge.
“The Drop” nous permet de respirer un peu, avec sa longue intro maritime de près d’une minute. Mais ce n’est bien sur qu’une ruse, car un arpège Nirvanesque et une voix matinée de Ugly Kid Joe ne tardent pas à débouler ! Une fois de plus, l’impression de se retrouver propulsé aux States dans les 90’s est saisissante. Cette illusion est ceci dit moins forte vers la fin du titre, quand le chanteur s’essaye à des sonorités agressives beaucoup plus modernes.
“Burnout” est une sorte de blues crépusculaire, aux changement d’ambiances qui apportent un côté presque stoner à la musique, façon Monster Magnet.
Pour conclure, “The Prey” est sans doute le titre le plus punk de ce disque, avec son introduction fuzzy à la Mudhoney. Ce titre comporte plusieurs bonnes surprises, comme par exemple la montée, très cool, ainsi que la fin, délicieusement stressante ! Dommage que le chanteur hurle parfois un peu trop à mon goût.

Lunacy Fringe est un groupe visiblement inspiré et au fort potentiel !
Le quintet dispose avec ce disque d’une carte de visite très pro, au son particulièrement bluffant (chapeau bas à leur ingénieur du son Paul Montesino qui a fait un super boulot).
Les compositions sont soignées et regorgent de bonnes idées.
Il y aurait peut-être juste un petit quelque chose à calibrer au niveau de la voix, car quand le chanteur hurle très fort, il se rapproche du nu metal et perd un peu en émotion. Je pense qu’il devrait miser davantage sur sa voix douce ou modérément hurlée, qui est bien plus intéressante !
En tous cas, je suis ravi d’apprendre qu’un groupe récent ai décidé de faire revivre l’esprit du grunge, car c’est hélas trop rare. Donc, rien que pour ça, merci les gars !!
 
 
Facebook : https://fr-fr.facebook.com/lunacyfringelyfe/

EP en écoute : https://lunacyfringe.bandcamp.com/
 
 

 
 
 

IMPUREZA + FROM MAN TO DUST + HYAENA
BLUE DEVILS (ORLEANS) – 12/05/2018

 


 
Le Blue Devils proposait hier soir l’affiche de métal orléanais à ne surtout pas louper : Impureza+ From Man To Dust + Hyaena. Un programme plus qu’alléchant, donc, et qui a tenu toutes ses promesses !
Bien que n’étant pas du tout un spécialiste du métal extrême, je dois dire que j’ai tout de même pris en bonne claque devant la patate des trois groupes présents. Je vais simplement vous décrire mes impressions, en tant qu’humble néophyte du genre.

Hyaena a eu la lourde tâche de commencer les hostilités. La testostérone était au rendez-vous pour un set metal viril qui a carrément déclenché un vol de petite culotte au motif panthère ! Précisons que c’était le premier concert du groupe avec Kévin, leur nouveau chanteur. Ce dernier s’en est tiré plus qu’honorablement et a mis une chaude ambiance ! Une expérience plus qu’encourageante donc pour cette nouvelle recrue qui, parions-le, prendra ses marques encore davantage au fil des représentations !

From Man To Dust a enchainé avec un metal brutal d’excellente facture, saupoudré d’un soupçon de hardcore qui m’a fait penser à Black Flag. La cohésion entre les musiciens était très bonne, j’ai senti un groupe bien rodé, qui joue de manière juste et puissante. Seb, le chanteur, a fait la démonstration de sa palette vocale, alternant du chant guttural et des hurlements de possédé qu’un Henry Rollins n’aurait pas reniés ! J’ai vraiment passé un un bon moment en regardant ce set.

Impureza, le dernier groupe, a pour finir investi la scène. Dès les premières mesures, les membres d’Impureza ont prouvé qu’ils n’ont pas usurpé leur place de tête d’affiche : leur metal ultra-puisant façon rouleau compresseur, rôdé notamment sur la scène du Wacken, a montré à l’assemblée qu’ils avaient affaire aux boss incontestés de la soirée ! Esteban, leader du groupe charismatique et habité, a proposé un chant guttural profond qui m’a évoqué Amon Amarth. Un poil de volume en plus sur le micro n’aurait pas été en trop pour ne rien perdre des nuances de sa performance. De leur côté, les musiciens se sont amusés avec notamment une basse 6 cordes fretless et une guitare flamenca, véritable signature de ce groupe qui mélange avec bonheur le metal le plus extrême avec des touches hispaniques. On en redemande et on aimerait entendre ce côté espagnol sur encore davantage de morceaux ! Pour conclure, je dirais que ce groupe a trouvé un son bien à lui et a tout ce qu’il faut pour s’imposer sur les plus grandes scènes metal. Vivement la suite !

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