Interview : Geisterwald

J’ai découvert récemment Geisterwald, un duo suisse de metal industriel vraiment pas comme les autres ! Constitué d’un garçon (Harald Wolken, homme-orchestre) et d’une fille (Gaelle Blumer, batteuse), les deux membres du groupe s’affichent en tenue traditionnelle allemande, le visage recouvert de masques bizarroïdes !
Une image qui intrigue d’entrée, donc.

Leur premier EP démarre sur une longue intro crépusculaire, avec une ambiance de caverne inquiétante ponctuée d’une boîte à musique qu’on croirait tout droit sortie d’un film d’horreur. On devine qu’il s’agit du calme avant la tempête…
Et en effet, le deuxième titre, “Alte Körper” démarre sans cérémonie sur une grosse rythmique de guitare saturée, façon division de chars Panzers ! L’enregistrement est très bon, et permet aux guitares et à la basse de déployer librement toute leur puissance. Le chant, en allemand, alterne entre passages gutturaux et envolées aiguës qui évoquent Rammstein saupoudré d’une pincée de black metal. Au milieu de la chanson, un pont à la fois mélodique, sombre et planant nous emmène dans un univers gothique à la “Queen Of The Damned” et permet d’adoucir un peu les moeurs.
Le titre suivant, “Krenz”, poursuit les hostilités en poussant la brutalité encore un cran au-dessus, avec un accordage en drop D, des rythmiques étouffées en palm muting et une voix de Viking écorché.
“Wolf”, le quatrième titre, démarre sur une note plus électronique que les autres, avec un synthé à la froideur germanique que ne renieraient pas Kraftwerk, qui se marie ensuite à une rythmique metal malsaine façon Marilyn Manson.
Le titre final, “Schlag Stärker”, fait une ultime fois la démonstration de la formule bien rodée du duo, à savoir une rythmique martiale et agressive contrebalancée par un pont plus atmosphérique. On pense un peu à Celtic Frost et son fameux “A Dying God Coming Into Human Flesh”.

Avec ce EP, Geisterwald dispose d’une excellente carte de visite à la production impeccable, et développe un univers mystérieux qui donne envie d’en savoir plus !

 

 

Voici pour conclure cet article une interview exclusive du duo :

 

1) Bonjour Geisterwald ! Quelles sont vos influences musicales ? J’entends du Rammstein, Nine Inch Nail ou Marilyn Manson, ai-je raison ?

Bonjour ! Oui un peu des trois, tu as raison. On écoute beaucoup de metal industriel et de néo metal !

 

2) D’où vous est venue l’idée de porter des tenues allemandes traditionnelles et des masques pour cacher votre identité ? Quelle est démarche du groupe ? Tout cela semble bien mystérieux !

Harald a des origines allemandes, donc porter des lederhosen est une sorte d’hommage à la culture allemande. Concernant les masques, on est de grands amateurs de films d’horreurs, on aime ce qui dérange et l’art dans toutes ses formes. Les masques apportent un visuel qui contraste avec nos tenues.

 

3) Haral et Gaelle, comment vous êtes vous rencontrés et comment avez-vous décidé de faire équipe ? Formez-vous un couple dans la vraie vie ?

On se connaît depuis l’adolescence, Harald avait 17 ans et moi 14 ans. On s’est rencontrés dans le milieu de la musique avec nos groupes respectifs. On s’est mis ensemble quelques années plus tard et 6 ans après on a décidé de créer Geisterwald.

 

 

4) Vous êtes seulement deux, donc. Comment faites vous pour vous produire sur scène ? N’est-ce pas trop compliqué pour Harald de devoir tout gérer ?

Sur scène Harald gère le chant et moi la batterie, on a un laptop sur lequel on a pré-enregistré les pistes guitares et synthé. Au début Harald avait la guitare aussi mais ça le réduisait énormément dans les mouvements et le jeu de scène global.

 

5) Pouvez-vous nous dire un mot sur le matériel et les instruments que vous utilisez ?
Nous utilisons des synthés, guitare et basse physiques, on enregistre ensuite tout ça sur un logiciel et en répète on place la batterie et le chant.

 

6) J’avoue à ma grande honte ne pas avoir un grand niveau en allemand… Que signifie le nom de votre groupe ? Et de quoi parlent les textes des chansons ?

Geisterwald signifie “forêt hantée”, le choix est venu assez naturellement, étant amateurs de balade en forêt avec un penchant pour les histoires d’horreur, Geisterwald semblait parfaitement collé à notre état d’esprit ! Nos textes font référence à des sujets sociétaux et à des histoires de contes.

 

7) Quels sont vos meilleures expériences passées avec Geisterwald ?

Les concerts sont probablement pour chaque groupe les meilleures expériences, la rencontre avec le public, les échanges, le contact. Présenter en public le fruit de son travail c’est toujours un grand moment de bonheur.

 

8) Quels sont vos objectifs pour le futur ?

Nous pensons à nous exporter, faire plus de concert à l’étranger !

 

Facebook officiel : https://fr-fr.facebook.com/geisterwaldband/

EP en écoute : https://geisterwald.bandcamp.com/releases

 

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